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LE FONDATEUR

« Approfondir notre compréhension de la musique équivaut à acquérir une perception plus fine de la source même de la culture humaine ; c’est une quête débouchant sur la quintessence de la nature humaine. L’amour de la musique unit les gens et renforce la dynamique de la paix et de la créativité. »

Daisaku Ikeda, fondateur de l’Association des Concerts Min-On, est tout à la fois un philosophe bouddhiste, un bâtisseur de paix, un pédagogue, mais aussi un écrivain et un poète prolifique. Fervent partisan et praticien du dialogue, il a engagé des entretiens avec un large éventail de personnalités du monde entier dans les domaines culturel, éducatif, universitaire et politique. L’ancien président sud-africain Nelson Mandela, le violoniste virtuose Yehudi Menuhin, le maestro du tango, Osvaldo Pugliese, la directrice du Théâtre Musical de Moscou pour Enfants Natalya Sats, entre autres figures emblématiques engagées en faveur de la création d’une culture de la paix et de la compréhension mutuelle, comptent parmi ses interlocuteurs. Une cinquantaine de ces dialogues ont été édités, dont un « trialogue » avec les musiciens de jazz de renommée internationale, Herbie Hancock et Wayne Shorter.

Né à Tokyo en 1928, M. Ikeda a personnellement vécu la tragique réalité de la guerre et du militarisme. Dans le chaos du Japon d’après-guerre, il adhère au bouddhisme grâce à une rencontre avec l’éducateur et pacifiste Josei Toda, qui avait été incarcéré pour ses convictions durant la Deuxième Guerre mondiale, lequel deviendra plus tard le deuxième président de l’organisation bouddhiste laïque Soka Gakkai (Association pour la Création de Valeurs). Après son décès, M. Ikeda est investi troisième président de la Soka Gakkai, en 1960. En 1975, il fonde la SGI – Soka Gakkai Internationale – dont il est nommé président. Depuis lors, il développe et inspire la plus vaste association bouddhique internationale au monde, constituée de personnes de tous horizons, qui promeut une philosophie d’autonomisation individuelle et d’engagement social afin de faire progresser les causes de la paix, de la culture, et de l’éducation.

C’est lors de son premier déplacement en Inde et en Asie du Sud-Est, en février 1961 – un an après avoir pris la tête du mouvement en qualité de troisième président de la Soka Gakkai, tandis qu’il parcourait les champs de bataille de la Seconde Guerre mondiale en se dirigeant vers la Thaïlande et le Cambodge depuis la Birmanie (l’actuel Myanmar) où son frère ainé et tant d’autres avaient perdu la vie –, que M. Ikeda eut l’idée d’établir l’Association des Concerts Min-On. Tout au long de son voyage, il n’avait cessé de réfléchir à ce qui serait nécessaire pour permettre à l’humanité de rompre avec la tragédie de la guerre et édifier une paix durable. Il en arriva à la conclusion qu’un moyen de promouvoir la compréhension mutuelle parmi les peuples du monde était indispensable, et que les échanges culturels à travers la musique et les arts du spectacle constitueraient un élément essentiel de ce processus. C’est ainsi qu’il fut amené à fonder l’Association des Concerts Min-On, organisme indépendant non confessionnel consacré à la promotion d’échanges internationaux dans les domaines de la musique et des arts du spectacle.

Outre l’Association Min-On, M. Ikeda est également le fondateur d’un certain nombre d’institutions œuvrant dans le domaine de la culture, de l’éducation et des recherches sur la paix de par le monde, notamment les écoles Soka (création de valeurs) en 1968 – système éducatif non confessionnel allant du jardin d’enfants à l’université – ; l’Institut de Philosophie Orientale en 1962 ; le Musée d’Art Fuji de Tokyo ; le Centre Ikeda pour la Paix, le Savoir et le Dialogue (anciennement Centre de recherche de Boston pour le 21 siècle) en 1993 ; l’Institut Toda pour la Paix (anciennement Institut Toda pour la paix et une politique prospective) en 1996 ; et l’Université Soka d’Amérique, une université des sciences humaines proposant des cursus de quatre ans, en 2001. Toutes ces institutions partagent le même engagement envers les valeurs de la paix et de l’humanisme, mais fonctionnent de manière indépendante.